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Sujet BUZY.NET - newsletter de mai 2010
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BUZY vient également de signer avec le producteur de spectacles Azimuth (Enzo Enzo, Natacha Atlas, Linda Lemay, Pep's, ...), des dates de concerts seront annoncées prochainement!


Biographie

« L’âme est la forme du corps » écrit sainte Thérèse d’Avilla. A écouter Buzy, on a envie d’ajouter que la voix est la forme de l’âme. Tout ce qu’elle porte de croix et de bannière, d’énergie du désespoir et de rires en éclats, tout ce qu’elle chauffe à blanc de corps en nage, de caresses au couteau, tout ce qu’elle réveille d’enfance et d’amour en transe, cette voix d’outre-ciel le doit à un mystère, à la nuit de l’être et à son point du jour.


Buzy est entrée dans le paysage de rase campagne du rock français comme l’éclair ébouriffé de l’orage punk, par fulgurances de tubes à arrêtes vives : Body physical, Adrian, i love you lulu… Des mains de velours dans des gants de fer. Début 80, la célébrité avait déjà son parfum de mort. Buzy a refusé d’être empaillée avec. Elle a choisi les chemins de traverse de l’aventure artistique, ceux où l’on s’éprouve jusqu ‘à la vérité. Rebel, Rêves éveillés, Délits, sont des albums escarpés à cuir apparent, tendus à rompre et ruisselants de fièvre. Des chansons comme des dépêches en provenance d’un front où les démons intérieurs tirent à vu.


Il y a trois ans Borderlove donne sur les étoiles : un disque d’une classe folle, stylé comme il faut par les complices Alice Botté et Daniel Darc, orfèvres en « j’aime » en tous genres. Le chagrin est sur son Trente et un, c’est jour de fête, pas de défaite. Il est midi au clocher du plaisir et c’est pour nos errances qu’elle a le plus d’indulgence. Alors elle devient une icône. La France, qui sent sa province jusque dans ses goûts, la compare à des Patti Smith, à des Marianne Faithfull. C’est vrai et faux à la fois. Elle est un peu elles, l’innocence en plus.


Aujourd’hui c’est avec la même attitude chicissime que Buzy délivre « Au bon moment au bon endroit ». Avec une douceur, une délicatesse et un naturel inédits pourtant. Il faut avoir fait le tour de ses ombres, pour arriver ainsi, en haute simplicité, à les mettre en lumière. Il faut tenir ses failles en respect pour leur donner un tel relief. Il faut avoir plu à tous les plaisirs pour moduler sa rage et ne plus avoir peur d’aimer. Des musiques racées, entre chiennes et louves, des paroles en suspension, comme tout ce dont on voudrait l’éternité. Un disque luxueux et intime, nickel et charnel pour lequel Calamity buzy s’est entourée de beaux calibres : Manset, Rodolphe Burger, Jean Fauque, Yan Péchin. Au cœur. Dans le mille.

Mathieu Terence



Interview et live acoustique de Buzy